Big Bang (France) - Dec 12, issue #85

Google English translation:

Steve Cochrane is a Canadian artist who is not at his first essay:
La La La: Variations On a Happy Song is actually his fifth album, the man who started his activity there is a good twenty years (we had it also gave an interview to mark the release of The Purest of Designs in our number 27).

This new album is a concept album, articulated in nine chained compositions, often oscillating around six to seven minutes, for which several stakeholders were solicited. Thus we find two drummers, Kevin Richard and Richard Rizzo, a percussionist, Armand Faguy, the latter providing a role alongside vocal Murray James-Bosch, Aimee Matuszczak and Leslea Keurvorst. However, this is Steve Cochrane sings the wider mannered more honorable, but in a somewhat mannered register. He is also in charge of all the guitars and keyboards. The style of
La La La: Variations On a Happy Song is predominantly within the folk-rock, and if the protective shadow of Jethro Tull is sensitive, other major influences of progressive 70s are also palpable than Pink Floyd, Mike Oldfield and Steve Hackett, in particular, and for bassist Yes ‘Squirenne’ devil.

I must say that Steve Cochrane is a guitarist feeling close to his elders (just listen to his flight on ‘Towards Ideal’ for receive), and it is regrettable that his electric guitar solos are not more, although it also allows us to enjoy his game sound fine. The choice of design allows in any case Steve Cochrane avoid too marked rapprochement with one of these prestigious ancestors, especially his vocalizations original bias, which are reminiscent of those of Celtic music, sometimes with a hint of zeuhl, heavily customizes its disk. They are found on the hopping ‘Alarm Clock Overture’, one of the most compelling songs on the album, but also shelled throughout the disc, ‘Towards Ideal’, ‘Just Clouds’, the excellent ‘Beauty and Defiance’ which unfolds a beautiful sequence of acoustic guitar and a passage inhabited by layers of keyboards, and the final piece, ‘The Day I Found My Wings’, boosting unquestionably whole.

However, despite these positive points,
La La La: Variations On a Happy Song escapes as head of Oevre. Furthermore drum parts sometimes too binary to the point of believing in programming (this is particularly noticeable on ‘Beauty and Defiance’), which calls for a broadening of musical collaborations, the main limitation of the album lies in its vocal melodies. Several of them in fact gain to be arranged in a more consistent, to express the best of their potential, and also to strengthen the consistency of some songs too disparate. ‘Birthright’ fact in this regard is reference to follow, so this song is transcended by the female vocals and haunting guitar. Still a very good record, neat and endearing, whose best moments portend growth continues to come ...

Original French version:

Steve Cochrane est un artiste canadien qui n’en est pas à son coup d’essai: La La La: Variations On a Happy Song est en effet son cinquième album, l’homme ayant débuté son activite il y a une bonne vingtaine d;années (nous lui avions d’ailleurs accordé
un entretien à l’occasion de la sortie, de The Purest of Designs dans notre numéro 27).

Ce nouvel opus est un album concept, articulé en neuf compostions enchaînées, oscillant souvent autour des six-sept minutes, pour lequel plusieurs intervenants ont été sollicités. On trouve ainsi deux batteurs, Kevin Richard et Richard Rizzo, un percussionniste, Armand Faguy, ce dernier assurant également un rôle vocal aux côtés de Murray James-Bosch, Aimee Matuszczak et Leslea Keurvorst. C’est toutefois Steve Cochrane qui chante le plus largement, de maniéré plus qu’honorable, mais dans un registre quelque peu maniéré. Il est également en charge de toutes les guitares et de tous les claviers. Le style de La La La: Variations On a Happy Song est majoritairement inscrit dans le folk-rock, et si l’ombre tutélaire de Jethro Tull est sensible, d’autres influences des grands du progressif des années 70 sont également
palpables, celle de Pink Floyd, de Mike Oldfield et de Steve Hackett, en particulier, et de Yes pour la basse <<squirenne>> en diable.

Il faut dire que Steve Cochrane est un guitariste au feeling proche de ses aînés (il suffit d’écouter son envolée sur <<Towards Ideal>> pour le percevoir), et on peut regretter que ses soli de guitare électrique ne soient pas plus nombreux, bien que cela nous permette par ailleurs de profiter de son jeu acoustique raffiné. Le choix du concept permet en tout cas à Steve Cochrane d’éviter tout rapprochement trop marqué avec un de ces prestigieux ascendants, d’autant que son parti pris de vocalises originales, qui ne sont pas sans évoquer celles de la musique celtique, avec parfois un soupçon de zeuhl, personnalise fortement son disque. On les retrouve sur le sautillant <<Alarm Clock Overture>>, un des titres les plus convaincants de l’album, mais également égrenées tout au long du disque, sur <<Towards Ideal>>, <<Just Clouds>>, l’excellent <<Beauty and Defiance>> qui voit se succéder une très belle séquence de guitare acoustique et un passage habité par les nappes de claviers, et l’ultime morceau, <<The Day I Found My Wings>>, dynamisant incontestablement l’ensemble.

Toutefois, en dépit de ces points positifs, La La La: Variations On a Happy Song échappe
à la qualité de chef d’œvre. Outre des parties de batterie parfois trop binaires, au point de faire croire à des programmations (c’est particulièrement sensible sur <<Beauty and Defiance>>), ce qui appelle à un élargissement des collaborations musicales, la principale limite de l’album réside dans ses mélodies vocales. Plusieurs d’entre-elles gagneraient en effet à être arrangées de façon plus consistante , afin d’exprimer le meilleur de leur potentiel, et de renforcer également l’homogénéité de certains morceaux un peu trop disparates. <<Birthright>> fait à cet égard figure de référence à suivre, tant cette chanson est transcendée par les chœurs féminins et la guitare électrique lancinante. Reste un très bon disque, soigné et attachant, dont les meilleurs moments augurent d’une progression continue à venir...

Reviewed by Jean-Guillaume Lanuque